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- LES PROPHÉTIES DE LA MÈRE SHIPTON - part 3

- LES PROPHÉTIES DE LA MÈRE SHIPTON - part 3
L'inconnue se mis à danser et à chanter :

« J'ai volé mes voisins, regarder moi, je suis une voleuse et je vous le montre »

Elle rendit les vêtements, fit une révérence et s'en alla.

Plusieurs évènements mystérieux du même genre ont grandement contribués à la réputation de la mère Shipton. À la même époque, elle prédis la chute du clocher de l'église locale et la mort d'un seigneur en visite dans la région. Sa réputation commença à s'étendre dans tout le Yorkshire.

C'est à cette époque que le roi Henry VIII, encouragé par Thomas Wolsey, parti en guerre et décida d'envahir la France. L'Angleterre n'avais alors aucune armée stable et un recrutement intensif commença dans tous le pays. Ses troupes essuyèrent plusieurs défaites, mais le roi était obstiné et en 1513, avec l'aide de mercenaires autrichiens fournis par l'empereur Maximilian, il remporta sa première victoire importante, bataille surnommée « The battle of Spurs (La guerre des dents) ». La mère Shipton avait d'ailleurs prédit cet évènement :

« Lorsque le lion placera sa patte sur le rivage gallique,
alors les lys tomberons sous la peur.
Les femmes de se pays verserons des milliers de larmes,
car le l'aigle princier et sa bande se joindrons aux forces du lions et renverserons tout ce qui se dressera sur leur chemin.
Bien que plusieurs sagittaires s'uniront pour défendre le pays du lys,
ils se perdront dans la confusion... »

Henry, naturellement, est représenté par le lion, le lys est le symbole de la France et l'aigle princier est l'empereur Maximilian d'Autriche.

Thomas Wolsey, qui avait convaincu le roi Henry de partir en guerre pour trouver la gloire, fut couvert d'éloge et considéré comme étant un des principaux responsables de la victoire anglaise. Pour le remercier de ses sages conseils, il fut nommé seigneur chancelier d'Allemagne et cardinal à Rome. Wolsey voulait devenir pape, et en attendant sa nomination à ce poste, il vécu comme un prince avec de nombreux domestiques. Il se fit construire une demeure encore plus grosse que celle du roi, connu aujourd'hui comme étant la cour de Hampton et à fondé l'université de l'église du Christ.

La mère Shipton le surnommait « le paon taillé » :

« Quand le paon taillé perdra ses premières plumes,
il offrira un grand spectacle à la terre entière – pendant un certain temps –,
mais il disparaîtra après quelques temps et toute sa gloire ne mènera à rien. »

Le cardinal Wolsey était cependant détesté dans tout le pays. Encore aujourd'hui, le chancelier est rarement la personne la plus populaire de son gouvernement car c'est lui qui gère les impôts. Wolsey, en l'absence du roi Henry, était maître de l'Angleterre. Des impôts de plus en plus lourds étaient exigés et la population en souffrait.

C'était des temps difficiles, les nouvelles voyageaient lentement et tout le monde s'interrogeait sur les décisions du nouveau maître du pays et sur la guerre que livrait le roi Henry et de nombreux fils, pères et frères des gens du pays. Les nouvelles ne se répandaient que par le bouche à bouche des voyageurs, les marchands ambulants et les commerçants, et trop souvent, ces informations étaient erronées ou inventés. La mère Shipton, même si elle habitait dans une maison isolée, en savait davantage que tout les autres.

De plus en plus de gens venaient consulter Ursula. Quelques fois même, des visiteurs se présentaient sous de faux noms et la prophète savait quand même exactement qui ils étaient.


Un de ces visiteurs était l'abbé de Beverley, qui, maintenant devenu vieux, commençait à craindre les réformes imposés par Wolsey aux petites communautés. Lors de sa visite, la mère Shipton n'avait pas de très bonnes nouvelles pour lui. Elle lui expliqua comment Wolsey allait affamé le royaume, en particulier les communautés plus isolées, que les pauvres et les malades ne pourrons bientôt plus trouver refuge dans certaines églises et monastère, que plusieurs d'entre eux allaient être privé d'éducation... et que le roi ainsi que son parlement renierai Wolsey au cour des prochaines années et que ce dernier allait mourir dans des conditions misérables !

Wolsey étant devenu l'homme le plus puissant et craint du royaume, plusieurs des prophéties de la mère Shipton parlaient de ses actes futurs et de sa chute. Celui-ci fut rapidement au courant de la réputation de cette prophète et qu'elle prédis sa chute. Il mandata donc 3 hommes, le duc de Suffolk, Charles Brandon, ainsi que le seigneur D'Arcy de Yorkshire et le seigneur Percy , comte de Northumberland, d'aller rencontrer la mère Shipton et de voir de leurs yeux si la rumeur était fondée, si elle était une vraie sorcière.

Lorsqu'ils se présentèrent devant la maison de la prophète, cette dernière était déjà à l'extérieur, souriante et invita les trois hommes à venir s'asseoir à l'intérieur, devant un bon feu de foyer. Une fois à l'aise à l'intérieur, un des hommes aurait dit :

«Vous ne seriez pas aussi accueillante si vous sauriez qui nous sommes et pourquoi nous sommes ici...!»

« Je crois que les messagers ont le droit d'être bien accueillis...» répondit elle doucement en leur offrant de la bière.

« Vous savez pourquoi nous sommes ici ? Vous avez dit que le cardinal ne pourrait jamais voir York, et il n'a pas du tout aimé cela...»

« Je n'ai jamais dit qu'il ne pourrait pas voir York, dit elle poliment, j'ai seulement dit qu'il ne l'atteindra jamais de son vivant... »

« Bien » dit le duc avec difficulté, « il a dit que la prochaine fois qu'il viendrait dans York, vous serez brûlée sur un grand bûcher.»

« On verra bien » dit alors la prophète.

Sur ses mots, elle jeta son foulard dans le foyer. Les flammes lui touchait mais ne le brûlait pas. Elle le reprit alors et déclara :

« Non, je ne crois pas que je vais finir brûlé.»

Elle jeta un coup d'oeil sur le duc de Suffolk. Ce dernier et ses deux acolytes transpiraient la peur, cette peur de la sorcellerie. Une des hommes osa lui demander si elle savait ce que leur réservait leurs futurs. Elle devint soudainement très sombre et déclara qu'elle les voyait mort sur les routes pavées de York.

Lorsque le cardinal Wolsey fut mis au courant des dires de la mère Shipton, il décida de partir de Londres pour se rendre à York. Ce voyage était long et dangereux, ainsi sa vrai destination n'était pas York, mais Cawood, une ville à 10 miles plus au sud. Wolsey avait l'intention de monter sur la tour de Cawood, en espérant voir York à partir de cet endroit. Peut-être qu'à la lumière du jour, il arrivait réellement à voir une partie du territoire.

« Elle a dit que je n'arriverais jamais à voir York » ricana le cardinal.

« Respectueusement, elle n'a pas dit que vous ne parviendrez pas à voir York, elle a dit que vous ne l'atteindrez jamais. » le corrigea un de ses hommes.

« Et bien, allons y et brûlons la ! » rajouta Wolsey en regardant la bordure des forêts avoisinants York et quelques toitures de maison à peine visibles.

Mais alors qu'il s'apprêta à quitter Cawood, le cardinal aperçu le seigneur Percy, comte de Northumberland avec quelques gardes.

« Vous êtes venu pour moi ? » interrogea Wolsey

« Effectivement mon seigneur, le roi exige que vous retourniez à Londres pour faire face à des accusations de haute trahison. »


# Posté le dimanche 22 juillet 2007 11:33
Modifié le dimanche 22 juillet 2007 12:37

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