télépathie / qu'en pensez vous?

télépathie / qu'en pensez vous?
La télépathie est un moyen de communiquer avec d'autres êtres vivants sans utiliser aucune forme de communication gestuelle, écrite ou orale entre les sujets. Elle permet le transfert de pensées et d'images provoquant des sensations et des émotions .En télépathie, la distance spatiale n'a pas d'importance particulière. La communication s'effectue aussi bien avec des personnes se trouvant dans la même pièce ou bien à une grande distance l'un de l'autre.

Comment fonctionne la télépathie ?
Les télépathes se répartissent en deux catégories distinctes:
les récepteurs (ou percipients), à savoir ceux qui parviennent à percevoir un message transmis.
les émetteurs (ou agents), c'est à dire, ceux qui arrivent plus facilement à l'envoyer.
Par contre, certains individus possèdent naturellement les deux facultés.

Les partisans de la télépathie affirment que tout le monde peut développer cette capacité, ce pouvoir, mais à différents degrés, et c'est ce qui explique ces évènements curieux de la vie tels que la sensation que quelqu'un de votre entourage pense à vous ou bien qu'il a des ennuies...

De plus, la télépathie est la faculté qui a fait l'objet du plus grand nombre d'expériences scientifiques. Il ressortit à l'issu de multiples expérimentations, que la communication "paranormale" entre deux personnes est belle et bien une réalité. La proportion des tests réussie est, en effet, largement supérieur à ceux que les lois du hasard ou des probabilités auraient pu donner...

# Posté le lundi 23 juillet 2007 04:45

petite expliquation

petite expliquation
Le Paranormal (ou l'adjectif paranormal) est un terme utilisé pour qualifier un ensemble de phénomènes qui violent les lois scientifiques établies. Le préfixe "para" désignant quelque chose qui est à côté de la norme, la norme étant ici le consensus scientifique établissant ce qu'est la réalité. Un phénomène paranormal est donc un phénomène considéré par les scientifiques comme étant anormal par rapport à ce que l'on sait actuellement sur la nature.






L'on distinguera l'interprétation réductionniste, qui ramène les phénomènes prétenduments paranormaux à des variables prosaïques, de l'interprétation parapsychologique (qui considère que les phénomènes paranormaux existent réellement). Le scepticisme, et sa version francophone la zététique, est un mouvement qui étudie ces phénomènes "dits" paranormaux qui sont en réalité tout à fait explicables à l'aide des connaissances scientifiques actuelles.






Le paranormal spontané désigne l'ensemble des vécus dits paranormaux de la vie quotidienne, en particulier dont l'existence est douteuse : rêves prémonitoires, guérisons inexpliquées, visions, apparitions, clairvoyances, etc. Ces phénomènes ne font l'objet d' aucun consensus au sein de la communauté scientifique. La raison en peut-être le fait que ces phénomènes sont censés se produire de façon spontanée et qu'il est par conséquent difficile de les étudier au sein d'un laboratoire. C'est cependant l'objectif de la Parapsychologie qui étudie en particulier les perceptions extra-sensorielles et la psychokinèse.






-Le concept de Psi (parapsychologie) est un concept utilisé en parapsychologie et qui regroupe à la fois les phénomènes de perceptions extra-sensorielles (PES) (télépathies, prémonitions, etc.) et la psychokinèse.




-les Near Death Experience (qui désignent des vécus spécifiques lors de mort clinique)




-la cryptozoologie (qui étudie l'existence d'espèce inconnues) : classification assez injuste, car l'objet de la cryptozoologie est moins de cultiver les mythes que de chercher s'il y a ou non une espèce animale inconnue réelle derrière une légende.




-le phénomène ovni, dans le cadre de l'hypothèse extraterrestre au second degré.




-Le paranormal est à différencier du surnaturel qui implique des causes divines.




-Le paranormal est généralement un sujet considéré comme peu sérieux. Aucun prétendu détenteur de pouvoirs paranormaux n'a pu remporter le défi zététique international. La plupart des scientifiques considèrent que le paranormal n'est qu'une affaire de charlatans.







# Posté le lundi 23 juillet 2007 04:34

Modifié le mercredi 25 juillet 2007 16:07

- LES PROPHÉTIES DE LA MÈRE SHIPTON - part 4

- LES PROPHÉTIES DE LA MÈRE SHIPTON - part 4
C'est sur la route, sous bonne escorte que Wolsey entama son voyage de retour, sans être parvenu à York. Pendant le voyage, il devint très malade et l'escorte dut arrêter dans un monastère de Leicester pour qu'il reçoive des soins. Il y perdra la raison et y mourra, dans des conditions misérable comme l'avait prédit la mère Shipton. Suite à sa mort, la réputation de la prophète allait prendre des dimensions incroyables, au point d'en faire une légende vivante.

Le parlement décida aussi que l'église avait prit trop de pouvoir, et décida de faire un ménage important. Plusieurs des fidèles de Wolsey en payèrent le prix, dont le seigneur Percy et le seigneur d'Arcy qui se firent tuer sur les routes du Yorkshire.

Henry VIII est mort le 28 janvier 1547, laissant derrière lui un pays changé, très différent de celui dont il avait hérité 40 années auparavant. La vieille puissance de l'église médiévale avait été cassée, le parlement était maintenant la nouvelle autorité.

Le fils de Henry VIII, Edouard VI avait seulement 9 ans lorsqu'il hérita du royaume. La prophète avait aussi des choses à dire à son sujet :


La tour de Cawood

« Pour un prince pieux doux faire de la place,
et dans chaque église préparer un balai,
car ce prince qui ne naîtra jamais rendra les têtes rasées désespérées. »

L'accouchement du jeune prince avait été brutal, et la césarienne qu'avaient pratiquée les sages femmes avait tué sa mère, Jane Seymour. Les têtes rasés – les moines – avaient bien raison de s'inquiétés, car le conflit entre les églises protestantes et catholiques s'envenimait de plus en plus et les protestants dominaient.

« Alors les gens du peuple prendrons les armes,
Et la méchanceté de femme causera beaucoup de mal.
Fierté mortelle d'Oh ! Différends détestables d'Oh !
Frères pour regarder la vie des autres.
Mais l'ambition est tellement mortelle,
Le griffon féroce perdra sa tête.
Peu après la mort du lion,
De part une douce cruauté. »

Elle prédira aussi :

« Une dame vertueuse alors mourra,
Pour être augmenté vers le haut tellement de haut,
Sa mort causera une autre joie,
À une personne qui nuira beaucoup au royaume. »

Effectivement, la population, fatigué du chaos et de l'anarchie qui régnait, prit les armes. Des temps sombres s'annoncèrent pour l'Angleterre, les prix montaient en flèche et la population était de plus en plus pauvre. Le roi Edouard VI est mort alors qu'il n'avait que 16 ans, après seulement un peu plus de 5 années de règne. Dans une première période, son oncle, Edward Seymour, puis dans une seconde, Dudley, sont les hommes forts du pays. Ce dernier est un homme ambitieux, qui intrigue et profite des dissensions pour gouverner et s'enrichir. Il se fait nommer duc de Northumberland. Ce dernier convainc Edouard que ses soeurs (Marie, la catholique et l'aînée, et Elisabeth) sont des dangers pour la couronne et qu'il vaut mieux les déclarer bâtardes, leur bloquant ainsi la succession. À leur place, Jane Grey, une amie sincère du roi, est officiellement choisie pour succéder au trône. Le duc y retrouve son compte, car son propre fils doit ou s'est marié avec Jane.

Quand il meurt, en 1553, Jane est reconnue par le conseil de régence comme reine. Sa famille la pousse à accepter. Mais, sans appui, neuf jours plus tard, elle est chassée du trône (puis exécutée au début de l'année suivante) par Marie Tudor, la soeur du défunt roi. C'était une époque dure, la nouvelle reine étant profondément protestante, les catholiques se font persécutés dans les rues, la population est divisé et plusieurs se font même brûler vivant.

La mère Shipton la surnommera Alecto, et donnera cette prophétie :

« Alecto après avoir assumée la couronne ;
Et les mitres se lèveront, et les têtes tomberont,
À Smithfield le sang coulera.
L'Angleterre s'associera avec l'Espagne,
Certain tenterons de leur nuire, en vain.
Alecto alors de la vie se retirera,
Et le prêtre pontifical moura. »

Le sang coula effectivement à Smithfield, et lorsque meurt Marie Tudor un matin de novembre 1558. Quelques heures plus tard, un cardinal polonais important s'éteint à son tour.

La mort de Marie Tudor signe la fin d'un ère, et le début d'une autre. L'Angleterre ne serait plus jamais la même. Mais au moins, la violence a cessée et la vie semble vouloir reprendre son cour d'antan. Une nouvelle reine prend le contrôle du pays et c'est alors que débute le long règne de la reine Élizabeth I. Elle avait 25 ans lorsqu'elle prit le pouvoir et n'allait jamais se marier. Elle règnera pendant plus de 45 ans et rapportera la paix et la fierté dans son pays.

Comme elle l'avait prédit, la mère Shipton s'éteindra en 1561, à l'âge estimé de 73 ans. Elle laissera de très nombreuses prophéties sur les années à venir. Elle prédira la mort de la reine et le couronnement de James VI en 1603, ainsi que des guerres, la grande peste de 1665, l'incendie de Londres en 1666. Aujourd'hui, certaines de ses prédictions ne nous paraissent plus si obscures. Elle avait prédit, par exemple :

« Il y aura des voitures sans chevaux et le monde connaîtra la plaie des accidents. »

Elle annonça la venue du téléphone et de la télévision :

« Les pensées feront le tour du monde en un clin d'½il. »

Lorsqu'elle avait prédit : « Les hommes marcheront au-dessus des fleuves et sous les fleuves, le fer flottera sur l'eau », ses contemporains avaient dû aussi se demander à quoi elle faisait allusion. Aujourd'hui, les bateaux et les sous-marins de fer sont choses communes, mais à l'époque...

La Mère Shipton prédit plusieurs événements historiques qui allaient façonner le monde moderne. La défaite de l'armada espagnole, par exemple : « Et les chevaux de bois du monarque de l'Ouest seront détruits par les forces de Drake ». Dans un couplet plus élaboré, elle prophétisa que Sir Walter Raleigh ouvrirait le Nouveau Monde au commerce britannique :

« Sur une mer déchaînée et venteuse,
Un noble voguera
Qui ne manquera pas de trouver
Un pays nouveau et merveilleux
D'où il rapportera
Une herbe et une racine... »

L'herbe en question était évidemment le tabac et la racine, la pomme de terre.

Il est très probable que les dires de la mère Shipton aient été exagérés avec le temps, interprétés... modifiés bref, mais ce que nous savons, c'est qu'elle a sans aucun doute existée, qu'elle a marqué l'imaginaire populaire et l'histoire de l'Angleterre à tous jamais. Elle mérite, sans aucun doute son nom au rang des plus grands prophètes de l'histoire.





Adaptation et/ou traduction de:

Extrait de « Les Phénomènes étranges du monde » de Charles Berlitz
The mother Shipton Story: http://www.mothershiptonscave.com
Les pages de Publius Historicus

# Posté le dimanche 22 juillet 2007 12:36

- LES PROPHÉTIES DE LA MÈRE SHIPTON - part 3

- LES PROPHÉTIES DE LA MÈRE SHIPTON - part 3
L'inconnue se mis à danser et à chanter :

« J'ai volé mes voisins, regarder moi, je suis une voleuse et je vous le montre »

Elle rendit les vêtements, fit une révérence et s'en alla.

Plusieurs évènements mystérieux du même genre ont grandement contribués à la réputation de la mère Shipton. À la même époque, elle prédis la chute du clocher de l'église locale et la mort d'un seigneur en visite dans la région. Sa réputation commença à s'étendre dans tout le Yorkshire.

C'est à cette époque que le roi Henry VIII, encouragé par Thomas Wolsey, parti en guerre et décida d'envahir la France. L'Angleterre n'avais alors aucune armée stable et un recrutement intensif commença dans tous le pays. Ses troupes essuyèrent plusieurs défaites, mais le roi était obstiné et en 1513, avec l'aide de mercenaires autrichiens fournis par l'empereur Maximilian, il remporta sa première victoire importante, bataille surnommée « The battle of Spurs (La guerre des dents) ». La mère Shipton avait d'ailleurs prédit cet évènement :

« Lorsque le lion placera sa patte sur le rivage gallique,
alors les lys tomberons sous la peur.
Les femmes de se pays verserons des milliers de larmes,
car le l'aigle princier et sa bande se joindrons aux forces du lions et renverserons tout ce qui se dressera sur leur chemin.
Bien que plusieurs sagittaires s'uniront pour défendre le pays du lys,
ils se perdront dans la confusion... »

Henry, naturellement, est représenté par le lion, le lys est le symbole de la France et l'aigle princier est l'empereur Maximilian d'Autriche.

Thomas Wolsey, qui avait convaincu le roi Henry de partir en guerre pour trouver la gloire, fut couvert d'éloge et considéré comme étant un des principaux responsables de la victoire anglaise. Pour le remercier de ses sages conseils, il fut nommé seigneur chancelier d'Allemagne et cardinal à Rome. Wolsey voulait devenir pape, et en attendant sa nomination à ce poste, il vécu comme un prince avec de nombreux domestiques. Il se fit construire une demeure encore plus grosse que celle du roi, connu aujourd'hui comme étant la cour de Hampton et à fondé l'université de l'église du Christ.

La mère Shipton le surnommait « le paon taillé » :

« Quand le paon taillé perdra ses premières plumes,
il offrira un grand spectacle à la terre entière – pendant un certain temps –,
mais il disparaîtra après quelques temps et toute sa gloire ne mènera à rien. »

Le cardinal Wolsey était cependant détesté dans tout le pays. Encore aujourd'hui, le chancelier est rarement la personne la plus populaire de son gouvernement car c'est lui qui gère les impôts. Wolsey, en l'absence du roi Henry, était maître de l'Angleterre. Des impôts de plus en plus lourds étaient exigés et la population en souffrait.

C'était des temps difficiles, les nouvelles voyageaient lentement et tout le monde s'interrogeait sur les décisions du nouveau maître du pays et sur la guerre que livrait le roi Henry et de nombreux fils, pères et frères des gens du pays. Les nouvelles ne se répandaient que par le bouche à bouche des voyageurs, les marchands ambulants et les commerçants, et trop souvent, ces informations étaient erronées ou inventés. La mère Shipton, même si elle habitait dans une maison isolée, en savait davantage que tout les autres.

De plus en plus de gens venaient consulter Ursula. Quelques fois même, des visiteurs se présentaient sous de faux noms et la prophète savait quand même exactement qui ils étaient.


Un de ces visiteurs était l'abbé de Beverley, qui, maintenant devenu vieux, commençait à craindre les réformes imposés par Wolsey aux petites communautés. Lors de sa visite, la mère Shipton n'avait pas de très bonnes nouvelles pour lui. Elle lui expliqua comment Wolsey allait affamé le royaume, en particulier les communautés plus isolées, que les pauvres et les malades ne pourrons bientôt plus trouver refuge dans certaines églises et monastère, que plusieurs d'entre eux allaient être privé d'éducation... et que le roi ainsi que son parlement renierai Wolsey au cour des prochaines années et que ce dernier allait mourir dans des conditions misérables !

Wolsey étant devenu l'homme le plus puissant et craint du royaume, plusieurs des prophéties de la mère Shipton parlaient de ses actes futurs et de sa chute. Celui-ci fut rapidement au courant de la réputation de cette prophète et qu'elle prédis sa chute. Il mandata donc 3 hommes, le duc de Suffolk, Charles Brandon, ainsi que le seigneur D'Arcy de Yorkshire et le seigneur Percy , comte de Northumberland, d'aller rencontrer la mère Shipton et de voir de leurs yeux si la rumeur était fondée, si elle était une vraie sorcière.

Lorsqu'ils se présentèrent devant la maison de la prophète, cette dernière était déjà à l'extérieur, souriante et invita les trois hommes à venir s'asseoir à l'intérieur, devant un bon feu de foyer. Une fois à l'aise à l'intérieur, un des hommes aurait dit :

«Vous ne seriez pas aussi accueillante si vous sauriez qui nous sommes et pourquoi nous sommes ici...!»

« Je crois que les messagers ont le droit d'être bien accueillis...» répondit elle doucement en leur offrant de la bière.

« Vous savez pourquoi nous sommes ici ? Vous avez dit que le cardinal ne pourrait jamais voir York, et il n'a pas du tout aimé cela...»

« Je n'ai jamais dit qu'il ne pourrait pas voir York, dit elle poliment, j'ai seulement dit qu'il ne l'atteindra jamais de son vivant... »

« Bien » dit le duc avec difficulté, « il a dit que la prochaine fois qu'il viendrait dans York, vous serez brûlée sur un grand bûcher.»

« On verra bien » dit alors la prophète.

Sur ses mots, elle jeta son foulard dans le foyer. Les flammes lui touchait mais ne le brûlait pas. Elle le reprit alors et déclara :

« Non, je ne crois pas que je vais finir brûlé.»

Elle jeta un coup d'oeil sur le duc de Suffolk. Ce dernier et ses deux acolytes transpiraient la peur, cette peur de la sorcellerie. Une des hommes osa lui demander si elle savait ce que leur réservait leurs futurs. Elle devint soudainement très sombre et déclara qu'elle les voyait mort sur les routes pavées de York.

Lorsque le cardinal Wolsey fut mis au courant des dires de la mère Shipton, il décida de partir de Londres pour se rendre à York. Ce voyage était long et dangereux, ainsi sa vrai destination n'était pas York, mais Cawood, une ville à 10 miles plus au sud. Wolsey avait l'intention de monter sur la tour de Cawood, en espérant voir York à partir de cet endroit. Peut-être qu'à la lumière du jour, il arrivait réellement à voir une partie du territoire.

« Elle a dit que je n'arriverais jamais à voir York » ricana le cardinal.

« Respectueusement, elle n'a pas dit que vous ne parviendrez pas à voir York, elle a dit que vous ne l'atteindrez jamais. » le corrigea un de ses hommes.

« Et bien, allons y et brûlons la ! » rajouta Wolsey en regardant la bordure des forêts avoisinants York et quelques toitures de maison à peine visibles.

Mais alors qu'il s'apprêta à quitter Cawood, le cardinal aperçu le seigneur Percy, comte de Northumberland avec quelques gardes.

« Vous êtes venu pour moi ? » interrogea Wolsey

« Effectivement mon seigneur, le roi exige que vous retourniez à Londres pour faire face à des accusations de haute trahison. »


# Posté le dimanche 22 juillet 2007 11:33

Modifié le dimanche 22 juillet 2007 12:37

- LES PROPHÉTIES DE LA MÈRE SHIPTON - part 2

- LES PROPHÉTIES DE LA MÈRE SHIPTON - part 2
- « Lorsque le lion placera sa patte sur le rivage gallique,
alors les lys tomberons sous la peur.
Les femmes de se pays verserons des milliers de larmes,
car le l'aigle princier et sa bande se joindrons aux forces du lions et renverserons tout ce qui se dressera sur leur chemin.
Bien que plusieurs sagittaires s'uniront pour défendre le pays du lys,
ils se perdront dans la confusion... »

Henry, naturellement, est représenté par le lion, le lys est le symbole de la France et l'aigle princier est l'empereur Maximilian d'Autriche.

Thomas Wolsey, qui avait convaincu le roi Henry de partir en guerre pour trouver la gloire, fut couvert d'éloge et considéré comme étant un des principaux responsables de la victoire anglaise. Pour le remercier de ses sages conseils, il fut nommé seigneur chancelier d'Allemagne et cardinal à Rome. Wolsey voulait devenir pape, et en attendant sa nomination à ce poste, il vécu comme un prince avec de nombreux domestiques. Il se fit construire une demeure encore plus grosse que celle du roi, connu aujourd'hui comme étant la cour de Hampton et à fondé l'université de l'église du Christ.

La mère Shipton le surnommait « le paon taillé » :

« Quand le paon taillé perdra ses premières plumes,
il offrira un grand spectacle à la terre entière – pendant un certain temps –,
mais il disparaîtra après quelques temps et toute sa gloire ne mènera à rien. »

Le cardinal Wolsey était cependant détesté dans tout le pays. Encore aujourd'hui, le chancelier est rarement la personne la plus populaire de son gouvernement car c'est lui qui gère les impôts. Wolsey, en l'absence du roi Henry, était maître de l'Angleterre. Des impôts de plus en plus lourds étaient exigés et la population en souffrait.

C'était des temps difficiles, les nouvelles voyageaient lentement et tout le monde s'interrogeait sur les décisions du nouveau maître du pays et sur la guerre que livrait le roi Henry et de nombreux fils, pères et frères des gens du pays. Les nouvelles ne se répandaient que par le bouche à bouche des voyageurs, les marchands ambulants et les commerçants, et trop souvent, ces informations étaient erronées ou inventés. La mère Shipton, même si elle habitait dans une maison isolée, en savait davantage que tout les autres.

De plus en plus de gens venaient consulter Ursula. Quelques fois même, des visiteurs se présentaient sous de faux noms et la prophète savait quand même exactement qui ils étaient.


Un de ces visiteurs était l'abbé de Beverley, qui, maintenant devenu vieux, commençait à craindre les réformes imposés par Wolsey aux petites communautés. Lors de sa visite, la mère Shipton n'avait pas de très bonnes nouvelles pour lui. Elle lui expliqua comment Wolsey allait affamé le royaume, en particulier les communautés plus isolées, que les pauvres et les malades ne pourrons bientôt plus trouver refuge dans certaines églises et monastère, que plusieurs d'entre eux allaient être privé d'éducation... et que le roi ainsi que son parlement renierai Wolsey au cour des prochaines années et que ce dernier allait mourir dans des conditions misérables !

Wolsey étant devenu l'homme le plus puissant et craint du royaume, plusieurs des prophéties de la mère Shipton parlaient de ses actes futurs et de sa chute. Celui-ci fut rapidement au courant de la réputation de cette prophète et qu'elle prédis sa chute. Il mandata donc 3 hommes, le duc de Suffolk, Charles Brandon, ainsi que le seigneur D'Arcy de Yorkshire et le seigneur Percy , comte de Northumberland, d'aller rencontrer la mère Shipton et de voir de leurs yeux si la rumeur était fondée, si elle était une vraie sorcière.

Lorsqu'ils se présentèrent devant la maison de la prophète, cette dernière était déjà à l'extérieur, souriante et invita les trois hommes à venir s'asseoir à l'intérieur, devant un bon feu de foyer. Une fois à l'aise à l'intérieur, un des hommes aurait dit :

«Vous ne seriez pas aussi accueillante si vous sauriez qui nous sommes et pourquoi nous sommes ici...!»

« Je crois que les messagers ont le droit d'être bien accueillis...» répondit elle doucement en leur offrant de la bière.

« Vous savez pourquoi nous sommes ici ? Vous avez dit que le cardinal ne pourrait jamais voir York, et il n'a pas du tout aimé cela...»

« Je n'ai jamais dit qu'il ne pourrait pas voir York, dit elle poliment, j'ai seulement dit qu'il ne l'atteindra jamais de son vivant... »

« Bien » dit le duc avec difficulté, « il a dit que la prochaine fois qu'il viendrait dans York, vous serez brûlée sur un grand bûcher.»

« On verra bien » dit alors la prophète.

Sur ses mots, elle jeta son foulard dans le foyer. Les flammes lui touchait mais ne le brûlait pas. Elle le reprit alors et déclara :

« Non, je ne crois pas que je vais finir brûlé.»

Elle jeta un coup d'oeil sur le duc de Suffolk. Ce dernier et ses deux acolytes transpiraient la peur, cette peur de la sorcellerie. Une des hommes osa lui demander si elle savait ce que leur réservait leurs futurs. Elle devint soudainement très sombre et déclara qu'elle les voyait mort sur les routes pavées de York.

Lorsque le cardinal Wolsey fut mis au courant des dires de la mère Shipton, il décida de partir de Londres pour se rendre à York. Ce voyage était long et dangereux, ainsi sa vrai destination n'était pas York, mais Cawood, une ville à 10 miles plus au sud. Wolsey avait l'intention de monter sur la tour de Cawood, en espérant voir York à partir de cet endroit. Peut-être qu'à la lumière du jour, il arrivait réellement à voir une partie du territoire.

« Elle a dit que je n'arriverais jamais à voir York » ricana le cardinal.

« Respectueusement, elle n'a pas dit que vous ne parviendrez pas à voir York, elle a dit que vous ne l'atteindrez jamais. » le corrigea un de ses hommes.

« Et bien, allons y et brûlons la ! » rajouta Wolsey en regardant la bordure des forêts avoisinants York et quelques toitures de maison à peine visibles.

Mais alors qu'il s'apprêta à quitter Cawood, le cardinal aperçu le seigneur Percy, comte de Northumberland avec quelques gardes.

« Vous êtes venu pour moi ? » interrogea Wolsey

« Effectivement mon seigneur, le roi exige que vous retourniez à Londres pour faire face à des accusations de haute trahison. »

# Posté le dimanche 22 juillet 2007 03:11

Modifié le dimanche 22 juillet 2007 12:40